Caractéristiques

La commune de Zabierzów est l’une de plus grandes de la voïvodie de Małopolska (Petite Pologne) et compte plus de 25 000 habitants. Située près de Cracovie, elle couvre une superficie de 99,6 km2. C’est une commune dotée d’une riche histoire, de paysages jurassiques pittoresques et en même temps d’une infrastructure technique moderne. Un espace attractif et attirant tant pour ses habitants que pour les touristes ou pour les investisseurs, au vu de sa sécurité, de son standard de vie élevé et de son climat favorable d’investissement.

Influencée par le développement dynamique de la Commune, sa situation offre un accès rapide et direct vers le centre de Cracovie. Sur les terrains de la commune se trouvent l’aéroport international Jean-Paul II Cracovie-Balice, l’entrée de l’autoroute A4 ainsi qu’une ligne de chemin de fer. La commune de Zabierzów présente un plan d’aménagement de l’espace, une infrastructure routière et des canalisations développées, un bon aménagement des ressources en eau, gaz et électricité, un pôle d’éducation moderne ainsi qu’un Centre de Culture Autogouvernemental offrant tout un éventail d’activités pour les enfants, les jeunes et les adultes. La commune possède également une infrastructure riche consacrée au sport et aux loisirs. Elle comprend un centre sportif et de loisirs avec piscine couverte et un centre omnisports et de spectacles pouvant accueillir 260 personnes, un stade moderne, des centres hippiques, des courts de tennis, plusieurs murs d’escalade ainsi que des sentiers touristiques attractifs. Tout ceci entraîne une augmentation constante du nombre d’habitants, d’investisseurs et de touristes. Grâce à une gestion moderne et à l’esprit d’ouverture des autorités locales et des habitants, la commune de Zabierzów est un lieu aux perspectives de développement dynamique et soutenu.

La Commune de Zabierzów se caractérise par une configuration du relief diversifiée puisqu’elle est située au point de rencontre de trois mésorégions du Plateau de Cracovie – Częstochowa : Wyżyna Olkuska (Plateau d’Olkusz), Rów Krzeszowicki (Fossé de Krzeszowice) et Garb Tenczyński (Bosse de Tenczynek). Le Plateau d’Olkusz, dit aussi Plateau d’Ojców (Płaskowyż Ojcowski) s’élève à environ 400 m au-dessus du niveau de la mer et descend jusqu’au Fossé de Krzeszowice par séries de failles visibles dans le relief sous forme de seuils rocheux et abrupts de près de 100 m de hauteur. Sa partie supérieure, légèrement ondulée, est entrecoupée au Sud par plusieurs vallées de torrents qui prennent la forme de gorges rocheuses et sinueuses, appelées couramment Podkrakowskie Dolinki. Sur le territoire visible sur la carte, ce sont les vallées de Szklarka, Będkowska ainsi que les vallées Kobylańska et Bolechowicka, les plus connues et les plus visitées, situées sur le terrain de la commune de Zabierzów ; une autre vallée, Dolina Kluczwody, se trouve à l’Ouest. Un relief semblable caractérise aussi la Bosse de Tenczynek, le plus important soulèvement en horst dans la région de Cracovie. Comme dans le cas du Plateau d’Olkusz, sa partie supérieure, s’élevant à environ 300 m au-dessus du niveau de la mer, descend vers le Fossé de Krzeszowice par seuils abrupts et est entrecoupée par de nombreuses vallées dont certaines sont pourtant mortes (comme Zapustny Dół, Gorge Kochanowski, Gorge Zbrza). Les parties Est de la Bosse de Tenczynek, situées sur le terrain de la commune de Zabierzów, sont recouvertes par Las Zabierzowski (Forêt Zabierzowski), un des plus grands massifs forestiers de la région de Cracovie. Les mésorégions caractérisées ci-dessus sont séparées par le fontis tectonique du Fossé de Krzeszowice de plusieurs kilomètres de largeur dont la surface est relativement plate et unie. Au fond du Fossé de Krzeszowice coule la rivière Rudawa qui, passée Zabierzów, tourne vers le Sud en formant une gorge à travers la Bosse de Tenczynek sous la légendaire Skała Kmity (Rocher de Kmita).

La structure géologique de la région décrite comprend surtout des calcaires du Jurassique supérieur qui sont des roches composées essentiellement de carbonate de calcium. Ils sont apparus dans une mer chaude et relativement peu profonde qui couvrait le terrain actuel du Plateau de Cracovie – Częstochowa il y a environ 160 millions d’années, sur le fond duquel se sont accumulées des coquilles et carcasses de différents organismes de mer, comme les crustacés, mollusques, cœlentérés, brachipodes, etc. Dans la région de Cracovie, les calcaires du Jurassique supérieur constituent un ensemble épais d’environ 300 m dont la structure lithologique est très diversifiée.
Ses éléments les plus spécifiques sont les roches calcaires lesquelles, plus résistantes au processus d’érosion, se sont isolées des autres types de roche en créant les rochers actuels si caractéristiques pour le paysage du Plateau de Cracovie – Częstochowa, aussi bien dans sa partie supérieure que dans ses vallées. Au cours du processus de formation du relief actuel, après la disparition de la dernière mer au Crétacé supérieur (il y a 80 millions d’années), sa forme actuelle a surtout subi l’influence des mouvements orogéniques alpins qui ont eu lieu dans le tertiaire, et plus précisément dans le Miocène (23 millions d’années). Les Carpates en cours de formation ont recouvert le plateau rigide du Plateau de Cracovie – Częstochowa, ce qui a entraîné sa division en blocs de différents volumes qui se sont ensuite déplacés le long des failles en formant des horsts, entre autres la Bosse de Tenczynek et un fontis tectonique – le Fossé de Krzeszowice. Il y a environ 15 millions d’années, le Fossé de Krzeszowice était recouvert par la mer, ce qui a laissé des couches épaisses de sédiments argileux donnant naissance aux séries de failles qui l’entourent, visibles dans le relief actuel sous forme de seuils morphologiques abrupts, rocheux et effilochés. Vers la fin du tertiaire, un processus d’évolution des vallées actuelles a aussi commencé. Au début, les torrents coulaient directement vers la Vistule à travers le Fossé de Krzeszowice et la Bosse de Tenczynek, en creusant leur lit dans les sédiments miocènes doux. Quand ils ont atteint un substrat plus dur et suite à une baisse du niveau de la Vistule, ils se sont déplacés vers l’Est et ont formé l’actuelle rivière Rudawa. Dans la partie inférieure de la Bosse de Tenczynek, les torrents ont disparu et parfois, des ruisseaux ont profité de ces anciens lits, comme Sanka ou encore Brzoskwinka. A l’ère quaternaire, c’est-à-dire celle qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui (depuis 1,8 millions d’années), le relief actuel a pris sa forme définitive. Les stuctures anciennes ont été en grande partie recouvertes par des formes d’origine glaciaire, comme les lœss situés dans les parties supérieures des plateaux et sur les pentes, ainsi que les sables apportés par le vent vers la fin de la période glaciaire (il y a 15 000-12 000 ans). Dans la formation du relief, les phénomènes karstiques, consistant en la dissolution chimique des roches carbonatées par les eaux pluviales, jouent un rôle particulièrement important. Ils sont à l’origine de résurgences, dolines, vallons sans écoulement (par exemple ceux de la région de la Vallée Będkowska), microrelief caractéristique de la surface des roches, et surtout à de nombreuses grottes et abris de roche. Le sentier didactique rouge, offrant une promenade autour de la région, permet de mieux connaître la problématique de sa structure géologique. Il mène entre autres à travers deux anciennes carrières à Zabierzów où l’on peut observer différents types de calcaire, des sédiments tertiaires remplissant des formations karstiques ainsi que des failles entrecoupant des structures de roche.

Aleksandrowice – ce village, mentionné pour la première fois dans les sources historiques de 1401, est rapidement passé aux mains des Karniński. Vers la fin du XVIe siècle, Stanisław Iwan Kamiński a mis son manoir d’Aleksandrowice à la disposition de l’église des calvinistes de Cracovie. Déjà à l’époque, c’était le seul centre de dissidence et son évacuation en 1620 à Wielkanoc près de Miechów a pratiquement clôturé l’histoire de la Réforme à Cracovie. Le manoir d’Aleksandrowice tombait peu à peu en ruine de telle sorte qu’en 1900, son propriétaire Dominik prince Radziwiłł a fait bâtir dans le même endroit un manoir néoclassique existant jusqu’à nos jours. A côté, on peut voir un pavillon construit plus tard et, plus loin, près du chemin, des bâtiments de ferme de la fin du XIXe siècle. L’ensemble est entouré de vastes terrains verdoyants avec leurs étangs et allées bordées par une vieille futaie ainsi qu’un parc, aujourd’hui conservé partiellement.

Balice – c’est une localité que l’on associe plus à Cracovie qu’à la commune de Zabierzów. C’est pourtant sur ses terrains que se trouve l’Aéroport International de Jean Paul II Cracovie – Balice. On pourrait donc dire que l’histoire a fait un tour sur elle-même. Au XVIe siècle – „le siècle d’or” qui l’était aussi pour le village, les hôtes les plus illustres arrivant de Cracovie logeaient ici dans la résidence des Boner, digne d’un roi, qui est devenue ensuite la propriété de la famille des Firlej.
Balice accueillait aussi les futures reines avant leurs cérémonies de mariage : en 1543, la première femme du roi Zygmunt August (Sigismond Auguste), archiduchesse Elżbieta Rakuszanka et en 1553, la troisième femme du même roi, sœur d’Elisabeth, Catherine ; d’ici les futures épouses de Zygmunt III Waza (Sigismond III Waza), Anne d’Autriche (en 1592) et sa soeur Constance (en 1605) sont parties vers Cracovie en cortèges de mariage. En 1574, à deux reprises, séjourne à Balice le roi Henryk Walezy (Henri de Vallois), entre autres juste avant son couronnement ; en 1596, s’arrête ici un délégué du pape Clément VIII, le cardinal Enrico Gaetano qui menait des pourparlers sur la formation d’une Ligue chrétienne contre les Turcs. Malheureusement, les guerres du XVIIe siècle n’ont pas épargné le palais construit par les Boner ni les vignes et les jardins qui l’entouraient. Vers la fin du XVIIe siècle, Jan Szembek, propriétaire suivant, a fait construire sur les vestiges de l’ancienne résidence des Boner un nouveau palais qui prendra sa forme actuelle dans les années 1887-94 grâce à un réaménagement radical effectué par un autre de ses propriétaires, Dominique prince Radziwiłł,. Après la Seconde Guerre Mondiale le patrimoine des Radziwiłł nationalisé a été transmis à l’Institut de Zootechnique qui, dans les années 1977 – 87, a réalisé une rénovation complète du palais, en y aménageant un centre de conférences et banquets. Le palais est entouré d’un vaste parc paysager où nous pouvons voir de nombreuses espèces d’arbres et qui fait en partie référence aux jardins à l’italienne.

Bolechowice – « Quel beau lieu et comme il est agréable à regarder, comme s’il était fait pour des jeux bucoliques (…) Pour jouer – forêts, monts, fontaines et filets ? Vous avez tout cela, Bolechowice » (…) – voici comment en 1784, Jan Paweł Woronicz, évèque de Cracovie depuis 1815 et ensuite, primat du Royaume de Pologne, politicien et poète, vantait les charmes de Bolechowie dans sa bucolique « Bolechowice ». L’évèque Woronicz a peut-être écrit ces mots ici, à Bolechowice, qui appartenait en partie au chapitre de Cracovie par octroi de Bolesław Wstydliwy (Boleslas le Pudique) en 1243 ; et peut-être même il l’a fait dans le manoir qui, construit vers la fin du XVIIIe siècle, a conservé sa forme classique. Ce qui distingue et identifie Bolechowice, c’est son église paroissiale gothique et surtout sa haute tour d’horloge, ajoutée au corps principal dans les années 1912-13. La partie la plus ancienne de ce temple est son presbytère datant de 1393, ainsi qu’une partie du mur de la nef du XVe siècle remaniée au XVIIe et rallongée pendant les travaux effectués dans les années 1912-13. A l’intérieur où prédomine le baroque, notre attention est attirée par le maître-autel avec une représentation de la Crucifixion du Christ, peinte en 1685 par Jan Trycjusz (Tretka), artiste à la Cour du roi Jan III Sobieski. Parmi les éléments de décor plus anciens, il es intéressant de voir une peinture gothique sur les murs du presbytère datant des années 1410‑20, découverte au cours des travaux de restauration de l’église dans les années 60 du XXe siècle.

Brzezie – autrefois, le village était divisé en deux : Brzezie Szlacheckie mentionné en 1289 et appartenant à des chevaliers et Brzezie Narodowe qui, mentionné en 1260, faisait partie des biens du chapitre de Cracovie. Il y existait un manoir dont il ne reste de nos jours que des vestiges d’un parc aménagé au XIXe siècle ainsi qu’un magasin à blé datant d’environ 1920, faisant appartenant actuellement à une exploitation agricole de l’Institut Zootechnique de Balice.

Brzezinka – village mentionné en 1427 qui, jusqu’à notre époque, appartenait au Décanat de la Cathédrale de Cracovie. Au XVIe siècle, il existait ici un manoir dont pourtant il ne reste aucune trace.

Brzoskwinia – le village n’a été mentionné par écrit qu’en 1325 mais les fouilles archéologiques ont prouvé qu’il existait déjà au XIIe siècle. Il appartenait d’abord à la petite noblesse et ensuite, à partir de la fin du XVe siècle, il est passé aux mains de la famille de Tęczyński en faisant partie du domaine du château de Tęczynek (à Rudno, près de Krzeszowice) jusqu’à sa nationalisation en 1945. Il faut signaler que Brzoskwinia appartient aux sites de fouilles archéologiques les plus importants du Paléolithique supérieur, cela veut dire, de l’époque datant entre 13 000 et 11 000 ans avant J.C. Dans les années 1974-80, on y a découvert des mines de silex et un ensemble d’ateliers servant à sa taille préliminaire avant son exportation.
Burów – cette localité constituait un village à part entière, néanmoins à partir de 1415, quand les documents l’a mentionnent pour la première fois, et jusqu’à nos jours, elle était strictement liée à Balice du point de vue des rapports de propriété. Elle est entourée de forêts, autrefois probablement vierges, ce que paraît indiquer un chêne vieux de plus de 600 ans situé au bord du chemin menant à Kleszczów. Karniowice – depuis 1286 un village de chevaliers par fondation de Leszek Czarny, hérité, entre autres, par les Kmita, Tęczyński, Ossoliński et Morsztyn. Le manoir baroque tardif situé ici est un monument précieux datant de la fin du 3e quart du XVIIIe siècle. En 1860, durant les travaux de reconstruction réalisés par Stanisław Mieroszewski, un politicien galicien et à l’époque, propriétaire du manoir, l’édifice a été doté de lucarnes et d’un perron avec le fronton orné du blason Ślepowron (Corneille-aveugle). Le même Mieroszewski a aussi fait restaurer la chapelle baroque construite à côté du manoir avant 1624 par Jerzy Pipan, pharmacien et médecin de Cracovie, recteur de l’Université des Artistes à Padoue qui a été très brièvement seigneur de Karniowice. Dans la chapelle, nous pouvons admirer un autel avec un avant-pied en marbre très richement décoré ainsi que six plaques d’épitaphes de marbre datant des années 1665-75.

Kobylany – village mentionné par écrit en 1399 qui jusqu’aux temps modernes a appartenu au décanat de la cathédrale de Cracovie. Il existait ici un manoir avec une métairie qui a été remplacée par les installations d’une exploitation agricole moderne, aujourd’hui appartenant à l’Institut Zootechnique de Balice. Des bâtiments de l’époque reste une ancienne chapelle du manoir datant du début du XIXe siècle.

Kleszczów – le village se distingue par sa situation très pittoresque et favorable dans un bois calme sur une colline faisant partie de la Bosse de Tenczynek. C’était un village appartenant à des familles nobles, mentionné en 1366 qui, depuis le début du XVe siècle, fait partie des domaines d’Aleksandrów.

Kochanów – mentionné pour la première fois en 1470, il s’est developpé, comme Chełm, à partir d’un petit hameau autour d’une auberge appartenant au domaine d’Aleksandrowice. En 1896, son propriétaire, Eugeniusz prince Lubomirski y a fait construire un manoir de chasse en bois qui, depuis presque le début a été destiné à des oeuvres de charité – aide aux enfants notamment. Par ailleurs, après la Guerre le manoir a servi d’école.

Młynka – les premières notes à son sujet, datant de 1418, indiquent qu’il s’agissait d’un village appartenant à des familles nobles, organisé selon le droit de Magdebourg. Voir aussi Nielepice.

Niegoszowice – c’était un village appartenant à des familles nobles, mentionné pour la première fois en 1373. Ses propriétaires étaient, entre autres, les familles de Niegoszowski, Firlej et, à partir de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, Michał Sołtyk, doyen du chapitre de la cathédrale de Cracovie qui au cours de la première décennie du XIXe siècle a construit le palais classique actuel sur les traces de l’ancien manoir, en l’entourant du parc.
Nielepice – ce village, possédant un registre de fondation datant de l’an 1400, se distingue par sa croix érigée dans la seconde moitiée des années 70 du XIXe siècle (l’actuel datant de 1971) sur un haut rocher avec un point de vue qui domine tous les terrains environnants. Une curiosité de Nielepice sont les restes de fortifications de champ de bataille allemandes. En 1944, à cause d’une offensive soviétique qui s’approchait, les Allemands ont entrepris la construction, tout au long du Plateau de Cracovie – Częstochowa, de ce qu’ils ont appelé la ligne B-1. Elle était composée d’installations en terre (tranchées, épaulements) mais avant tout de bunkers passif et de combat en béton, des postes de tir isolés, refuges-remises groupés en noeuds de résistance que l’on a localisé dans divers endroits stratégiquement importants. C’est ici, à Nielepice, ainsi qu’à Młynka, un nœud de la Résistance a bloqué la route Cracovie-Katowice. Un autre nœud similaire, composé de 3 bunkers, protégeait la route menant de Rudawa à Brzezinka.

Pisary – c’était un village de chevaliers. Mentionné par écrit en 1319, il était le siège de deux familles des Pisarski, dont la première tirait son origine de la lignée des Topór (blason – Topór – Hache) du Moyen Age, appelée « Ryterski », et la deuxième, disposant du village à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle jusqu’au début du XIXe, était celle qui portait le blason de Śreniawa. En 1848, les comtes de Potocki de Krzeszowice ont acheté Pisary et sont restés propriétaires du village jusqu’aux années 30 du XXe siècle. L’histoire a laissé en souvenir un manoir et son ensemble, dont le monument le plus précieux est un bâtiment en torchis de l’époque renaissance, à savoir, un manoir en pierre surmonté d’une tour datant du début du XVIIe siècle. En face, nous pouvons voir un grenier du néoclassicisme tardif datant de la première moitié du XIXe siècle et une étable en brique datant de la même période, entourée par un parc actuellement très devasté.

Radwanowice – selon les légendes, sa fondation a eu lieu grâce au chevalier Radwan qui a dû se cacher dans les forêts environnantes après le meurtre de l’évèque Saint Stanisław de Szczepanów commis par le roi Bolesław Śmiały (Boleslas le Vaillant). Historiquement, ce village est mentionné pour la premère fois en 1329. C’était une propriété de familles nobles fortement fragmentée. Son histoire a été très marquée par les années de l’occupation allemande. Plusieurs habitants de Radwanowice étaient alors des membres actifs de la Résistance. Pour se venger, le 20 et 21 juillet 1943, les Allemands ont pacifié le village en assassinant d’une manière bestiale 30 de ses habitants. En 1945, on a exhumé les cendres des victimes que l’on a solennellement déposées dans un tombeau commun au cimetière de Rudawa en érigeant un monument sur le lieu de l’exécution.
Aujourd’hui, Radwanowice est connu pour l’activité de la Fondation du Saint Frère Albert qui porte secours aux personnes handicapées mentales. Une de ses fondatrices était Zofia Tetelowska († 2003), qui en 1998 lui a legué ses biens, entre autre le bâtiment d’un ancien manoir. Celui-ci date de la moitié du XIXe siècle mais en 1911, il a été modifié par les autrichiens qui en ont fait un bâtiment de garde‑frontière (la frontière entre les deux zones occupées passait par la vallée de Szklarka située à proximité), et qui vient d’être restauré. Parallèlement, on a restauré les bâtiments de la ferme appartenant au manoir en faisant aussi construire de nouveaux pavillons et une église près de laquelle on peut voir un monument dédié à Jean-Paul II.

Rudawa – selon la documentation existante, c’est un des plus anciens villages des environs de Cracovie. Le comte Jan, surnommé Gniewomir (celui-qui-apaise-la-colère), décédé en 1185, l’a donné, avec son église, au Chapitre de Cracovie. A partir de ce moment-là et jusqu’en 1939, Rudawa est resté entre les mains du Chapitre. Un monument précieux est l’église paroissiale dont le presbytère du premier gothique, bâti vers 1300, est considéré comme une des plus anciennes constructions en brique dans les villages de la région de la Petite Pologne. Sa nef, au début en bois, a été remplacée à la fin du XVe siècle par une nef en pierre qui a été remaniée au début du XVIIe siècle. Un campanile en bois de 1541 et une annexe de la Renaissance (1631) sont situés tout près de l’église. Parmi les éléments du décor essentiellement baroque de cette église, le maître-autel datant sans doute d’avant 1617 attire notre attention. On y trouve une peinture gothique de la Vierge à l’enfant (ressemblant à Hodegetria) datant de 1450 et entourée d’un culte des habitants de la région. Elle est habituellement couverte par une représentation maniériste de Sainte Anne datant d’environ 1600. L’église est entourée d’une muraille avec portique construite avant 1783, d’un ossuaire, d’une tour dite “d’horloge” et d’un beffroi qui surmonte son enceinte.
Au début du XXe siècle, Rudawa se transforme en une villégiature des environs de Cracovie. Autour de la station de chemins de fer, on a commencé à construire des villas maçonnées suivant, peut-être, l’exemple d’Antonina Domańska qui est plus tard devenue auteur de romans très populaires pour les jeunes (« Histoire du botillon jaune » et autres) et qui, en 1896, a fait construire la « maison à tour » très caractéristique. En été 1908, Henryk Sienkiewicz y a habité. Tous les matins, l’écrivain se faisait apporter du lait frais par un garçon du village, Staś Tarkowski, qu’il aimait bien. Il donnera plus tard son nom au héros du roman « Dans le désert et dans la forêt vierge ». Les autres personnes qui ont également habité à Rudawa sont : Antoni Procajłowicz, peintre et dessinateur qui recevait fréquemment Stanisław Wyspiański, Stanisław Smolka, professeur de l’Université Jagellonne qui était conseiller en histoire de Henryk Sienkiewicz et Karol Ludwik Koniński, écrivain, critique et essayiste d’avant guerre, aujourd’hui oublié.

Rząska – à ses débuts, au XIVe siècle, le village faisait partie des propriétés de familles nobles mais entre la moitié du XVIe et le début du XXe siècle, le village s’est vu divisé entre la partie ecclésiastique appartenant à l’église Ste Marie de Cracovie et la noblesse de Rząska. Pourtant, déjà en 1915, une partie du village a été rachétée par le cardinal Adam Sapieha pour devenir bientôt une propriété des sœurs Albertines, qui, après 1950, ont transformé l’ancien manoir du XIXe siècle entouré d’un parc historique en maison monastique. A sa proximité s’étendent deux terrains d’exploitation écologique : « Podgołogórze » de 6,75 ha et « Uroczysko w Rząsce » de 59,1 ha préservant des terrains d’étangs et joncheraies, des prairies marécageuses ainsi que des sites où est présente la violette des marais (Viola uliginosa) menacée de disparition.
Szczyglice – tout comme Rząska, depuis ses origines en 1374, le village faisait partie de propriétés, d’une part, de familles nobles et d’autre part, ecclésiastiques mais déjà au XVe siècle, on note son appartenance au domaine de Balice.

Ujazd – Les sources mentionnent ce village pour la première fois en 1388. Il a toujours appartenu à la noblesse, entre autres, au XVe siècle à la famille de Tęczyński, au XVIIIe à celle de Męciński et dernièrement, au XXe siècle aux Albrzykowski. De l’ancien ensemble du manoir il ne reste que des vestiges du parc paysager aménagé vers la fin du XIXe siècle et entouré d’allées de vieux arbres.

Więckowice – les premières mentions concernant ce village datent de 1440 et viennent de Jan Długosz, son propriétaire, dont Więckowice était prébende conférée par le Chapitre de la Cathédrale de Cracovie. En 1804, le domaine de Więckowice, sécularisé d’abord par le gouvernement autrichien, a été racheté par la famille de Florkiewicz qui dans la deuxième moitié du XIXe siècle y a fait construire le manoir néogothique actuel, adapté en 1953 pour les besoins de la Maison d’Assistance Sociale qui fonctionne jusqu’à aujourd’hui. Le manoir est entouré d’un vaste parc paysager.

Zabierzów – c’est le village le plus grand et le plus industrialisé de la commune ; il compte 4 600 habitants. Les sources historiques le mentionnent pour la première fois en 1254 sous le nom de Rogoźnik qui jusqu’à l’époque contemporaine faisait partie des biens des sœurs de Saint Norbert du quartier Zwierzyniec à Cracovie. Suite à deux incendies au XVIIIe siècle, le village a changé de forme – il a été reconstruit le long d’une seule voie qui était la grand-route historique menant vers la Silésie ; aujourd’hui, c’est la route numéro 79 – la rue Krakowska. Près d’elle, dans la zone de l’ancien faubourg, s’élève une église imposante datant des années 1908 -1938, dont le corps pseudo-gothique et assez modeste est ravivé par un campanile moderne. Un souvenir intéressant de l’histoire moderne est un obélisque que l’on peut voir en face d’un ancien moulin au bord de Rudawa. Inauguré lors du 50e anniversaire de l’arrestation de la famille des Pogan qui y vivait par la Gestapo le 3 juillet 1943, il rappelle également que les frères Marian et Mieczysław Pogan ont organisé en 1941 un groupe de sabotage de ZWZ, qui s’est ensuite transformé en le premier détachement cracovien des partisans soumis à la Direction de la Diversion (Kedyw) de l’Armée Nationale polonaise.

Zelków – tout près du centre de ce village historiquement royal mentionné en 1403, à côté de l’école, un monument du pape Jean-Paul II, œuvre de Władysław Dudek, sculpteur de Cracovie, attire notre attention.

La commune de Zabierzów est l’une des plus grandes de la voïvodie de Małopolska (Petite Pologne) et compte plus de 22 000 habitants. Située près de Cracovie, elle couvre une superficie de 99,6 km2. C’est une commune dotée d’une riche histoire, de paysages jurassiques pittoresques et en même temps d’une infrastructure technique moderne. Un espace attractif et attirant tant pour ses habitants que pour les touristes ou pour les investisseurs, vu sa sécurité, son standard de vie élevé et un climat favorable d’investissement.

Influencée par le développement dynamique de la Commune, sa situation du point de vue des communications offre un accès confortable et rapide vers le centre de Cracovie. Sur les terrains de la commune se trouvent l’aéroport international Jean‑Paul II Cracovie-Balice, l’entrée de l’autoroute A4 ainsi qu’une ligne de chemin de fer. La commune de Zabierzów présente un plan d’aménagement de l’espace actuel, une infrastructure routière et des canalisations développées, un bon aménagement des ressources en eau, gaz et électricité, une pôle d’éducation moderne ainsi qu’un Centre de Culture Autogouvernemental offrant tout un éventail d’activités pour les enfants, les jeunes et les adultes. La commune possède également une infrastructure riche consacrée au sport et aux loisirs. Elle comprend un centre sportif et de loisirs avec piscine couverte et un centre omnisports et de spectacles pouvant accueillir 260 personnes, un stade moderne, des centres hippiques, des courts de tennis, plusieurs murs d’escalade ainsi que des sentiers touristiques attractifs. Tout ceci entraîne une augmentation constante du nombre d’habitants, d’investisseurs et de touristes. Grâce à une gestion moderne et à l’esprit d’ouverture des autorités locales et des habitants, la commune de Zabierzów est un lieu aux perspectives de développement dynamique et soutenu.